La méthodologie de travail des agences de placement et des brokers : l'envers du décor enfin dévoilé aux DRH !

Publié le par Philippe GRIMALDI

Ces « pseudos » cabinets de conseil en recrutement se contentent en fait de « pusher » par mail en continu des cvs à l’ensemble des recruteurs SAP (mailing list) en simultané (SSII-end users SAP-cabinets de conseil IT) et ne rencontrent le plus souvent même pas les candidats (« Time is money and money is good for me ! »).

 

 

 

 

 

Leurs « consultants en recrutement » n’ont aucun diplôme spécifique lié à leur activité, aucune expérience des RH/recrutement et aucune connaissance précise des marchés qu’ils adressent. Ce sont le plus souvent des jeunes (22-25 ans) autodidactes (demandez leur de vous communiquer leur cv et vous verrez bien, c’est très instructif !) que l’on pressure pour faire du CA et de la marge (logique du marchand de tapis). L’objectif qui leur est fixé par leur Management (qui touche au passage un commissionnement substantiel sur leurs résultats – fonctionnement pyramidal) est de placer le maximum de candidats SAP en un minimum de temps ! Tout le reste n’est que pure philosophie et perte de temps (confidentialité, discrétion, professionnalisme, évaluation, qualité, éthique, conseil personnalisé ….).

 

 

 

 

 

Comme les brokers travaillent tous au contingency (aux résultats), leur business model pour être rentable est invariablement le suivant :

 

 

 

 

 

Le broker fait semblant de « travailler/recruter » pour le compte de la planète entière des recruteurs SAP (SSII principalement), en passant des offres d’emploi en boucle sur le web et en envoyant à tous ses clients les mêmes cvs reçus (au même moment) de candidats SAP en recherche active d’un nouveau poste SAP en cdi ou d’une nouvelle mission SAP en freelancing. En clair, ce n’est en aucun cas de la chasse de têtes mais simplement de la pêche à la ligne sur le web ! Seuls les candidats SAP vraiment en recherche très active et peu sollicités postulent à ces offres d’emploi (et encore ce n’est pas certain car il y a tellement d’offres bidons ou périmées sur le web, que les candidats SAP finissent par se méfier et n’y répondent même plus !).

 

 

 

 

 

Ainsi, comme toutes les SSII qui recrutent sur SAP acceptent bien volontiers ce mode de relation (contingency) qui ne leur coûte rien (pas d’acomptes facturés au démarrage de la mission) au départ (mais qui ne rapporte rien non plus à l’arrivée, si cela peut vous rassurer !), le broker est assuré in fine de toucher sa (grosse) commission d’intermédiation (au bas mot 20 % du salaire annuel du candidat recruté au minimum, c’est tout de même bien payé pour un simple envoi par mail d’un cv !), car il est admis que le candidat SAP va bien signer quelque part !

 

 

 

 

 

En conclusion, dans ce business model, le broker est assuré de gagner son argent puisqu’il devient en fait l’agent du candidat (grâce au emailing, il rend instantanément le candidat visible de toute la planète des recruteurs SAP) ! En clair, le seul acteur qui gagne à tous les coups c’est le broker/agence de placement !!

 

 

 

 

 

En revanche, côté recruteur SAP (SSII/cabinets de conseil IT/end users SAP), le résultat obtenu est beaucoup moins réjouissant ! En effet, grâce à ce redoutable mode de fonctionnement du broker, chaque recruteur possède statistiquement une chance sur 200 en moyenne de voir arriver le candidat SAP tant recherché !

 

 

 

 

 

Conclusion (bien triste mais sans appel) : le recruteur qui au départ croyait faire une belle affaire en faisant appel à un broker qui ne lui demandait pas d’argent au départ, se retrouve bien démuni car il ne parvient pas à recruter de candidats dans des conditions satisfaisantes en termes de qualité/coût/délais. C’est l’arroseur arrosé !

 

 

 

 

 

Les seuls rares recruteurs qui profitent de ce système très pervers sont les entreprises les plus attractives et les plus reconnues sur le marché SAP (celles aussi qui paient le mieux les candidats SAP !). En effet, le broker les a bien aidés à faire leur sourcing candidats en les alimentant assez rapidement en cvs, ou du moins en supportant à leur place les frais de passation d’annonces sur le web (c’est toujours cela d’économisé pour le client vu les tarifs unitaires pratiqués par les job boards !).

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :