ça y est, ils commencent ENFIN à comprendre, ça a mis du temps !

Publié le par Philippe GRIMALDI

 

Les SSII commencent enfin à comprendre (ça a mis beaucoup de temps pour monter jusqu’au cerveau de certaines personnes) qu’ils perdent leur temps, leur argent et leur énergie à courir toujours plus vite après des candidats SAP (enfants pourris gâtés) dont le profil n’existe pas (moutons à 12 pattes) ou bien dont le profil existe mais qui ne sont pas intéressés à simplement changer de « crémerie/boutique » et faire le même travail ailleurs sous une autre écurie en SSII !

 

 

 

On voit ainsi (par désespoir de cause !) passer de plus en plus d’offres d’emplois côté SSII qui consistent enfin à former des consultants à SAP ou bien à recruter des profils juniors SAP (3-6 mois) !

 

 

 

En effet, vu la conjoncture actuelle (ou tout le monde s’étripe depuis 2 ans côté SSII/Conseil y compris plus récemment sur des profils juniors SAP - ce qui soit dit en passant n’était pas arrivé depuis de longues années- !), un candidat SAP dont le profil de rêve est le suivant : Bac +4/5 Grande Ecole, 3 ans mini d’expérience SAP (et ce quels que soient les modules SVP), 28/30 ans, anglais fluent et mobile si possible WW (s’il sait aussi faire le café et coller les timbres c’est un plus !) va avoir, s’il a du temps à « perdre » ou à occuper (célibataire sans enfant notamment), et s’il décide méticuleusement de faire le tour des SSII 110 propositions d’embauche chez des acteurs sérieux (le chiffre 110 n’est pas le fruit du hasard : il représente le nombre de SSII françaises qui disposent d’une crédibilité (plus ou moins affirmée certes !) et d’une offre de services packagée sur le marché français de l’intégration SAP.

 

 

 

Une fois qu’il a récolté ses 110 propals, le candidat malin (pléonasme) et qui a de la suite dans les idées (là-dessus on peut leur faire confiance croyez-moi !) se contente aujourd’hui de se vendre aux enchères et part simplement le plus souvent chez le plus offrant ! (c’est trivial mais plutôt efficace comme démarche et comme raisonnement, puisque de toute façon, les SSII ne parviennent toujours pas le plus souvent à se différencier les unes des autres, en mettant clairement en avant des axes vraiment pertinents et différenciateurs !).

 

 

 

Le candidat SAP opportuniste (pléonasme toujours !) se dit la chose suivante : « tout ça c’est bonnet blanc et blanc bonnet donc je suis pragmatique, je fais comme les footballeurs, je vais là ou ça paie le plus, puisque de toute façon, je ferais grosso modo le même travail partout ! »

 

 

 

Ainsi, un candidat de 2-5 ans d’expérience SAP qui se fait « chasser » va vous répondre invariablement la chose suivante (et il aura bien souvent raison de le penser) :

 

 

 

-          « Je veux bien changer d’employeur en SSII uniquement si vous me proposez un poste de Manager SAP avec gestion d’équipe et de projets, sinon si c’est pour faire strictement la même chose ailleurs (ie du custo toute la sainte journée), je préfère autant rester au chaud là ou je suis actuellement ! »

 

 

 

-          « Je veux bien changer d’employeur si on me propose un poste fixe chez l’utilisateur qui soit au moins aussi bien rémunéré que mon poste actuel dans le Conseil : là les choses se corsent vraiment car c’est loin d’être gagné d’avance pour le candidat (sauf rares exceptions notamment quand le candidat intègre un des ses clients qui l’a vu travailler assez longtemps en tant que prestataire de services et qui sait donc très clairement ce qu’il achète vraiment et ce qu’il y gagne à le faire) ! »

 

 

 

 

 

-          « Quitte à rester dans le Conseil, je préfère autant passer freelance et ainsi doubler mes revenus et pouvoir travailler avec qui je veux en toute liberté et sans contraintes ! »

 

 

 

Commercialement parlant, il faut savoir qu’un candidat qui dispose par exemple aujourd’hui de 1.5/2 ans d’expérience sur BW est assuré de travailler fulltime (230 jours dans l’année s’il est motivé) s’il décide de passer freelance !

 

 

 

S’il connaît de surcroit l’abap (routines), le seuil de crédibilité pour pouvoir sans danger devenir freelance sur BW passe à 1 an ! Quelle catastrophe pour les SSII qui cherchent à recruter en vain des seniors : il n’y a plus de seniors salariés sur BW, ils sont tous devenus indépendants et sont devenus riches comme Cresus ! ;-)

 

 

 

 

 

D’ailleurs, de plus en plus de candidats qui connaissent bien le marché de la prestation et la tension actuelle et qui disposent de compétences mêmes légères sur les new dimensions SAP (BW BPS APO CRM XI NETWEAVER MDM solution manager pour faire simple) franchissent allègrement le pas de l’entrepreneuriat et doublent ainsi leurs revenus en passant indépendants !

 

Les plus entreprenants et ambitieux d’entre eux montent leur propre structure de conseil SAP et voient les choses en grand, désireux de recruter à leur tour des consultants SAP séniors (plus séniors qu’eux parfois, ce qui est très amusant et mignon comme démarche mais bien évidemment c’est voué à l’échec !). Ils réussissent ainsi, dans certains cas, à débaucher leur cercle d’amis de consultants SAP et sollicitent à fond leur « réseau de connaissances » mais peinent ensuite comme tout le monde à recruter des « inconnus » (il n’y a pas de raisons !), par manque de notoriété, par manque de clients finaux (la logique de référencement croissante côté clients grands comptes nuie gravement aux petites structures de conseil nouvelles) et par fragilité financière (problème de besoins en fonds de roulements car le poids de la masse salariale est très important).

 

 

 

 

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